Deux ratés sur deux tirs. Ratés par Ronaldo et Ramos, deux joueurs parmi les plus doués du monde. Et bientôt les séances de tirs au but pour départager les matchs nuls après prolongation. Que peut-il alors raisonnablement advenir pour une équipe ? Se peut-il par exemple, oh cauchemar pour son supporteur, qu’un camp manque quatre... tirs sur cinq ?
Regardons les statistiques : en moyenne un tireur pleure pour son propre shoot raté dans environ 20 % des cas. Une jolie formule mathématique (très très approchée pour si peu de tirs successifs) nous dit de calculer le nombre que voici : cette probabilité (20%) augmentée du quotient obtenu en divisant le chiffre un par la racine du nombre d’essais(5). Soit 20% + 1 / racine(5) c’est-à-dire environ 20 % + 44 % = 64 %. Et voilà ce qu’affirment les maths : la fréquence d’un événement dans une répétition d’essais indépendants est, dans l’immense majorité des cas, inférieure à ce nombre, à 64 %. On peut ainsi escompter moins de 6 tirs ratés sur 10, à savoir 3 tirs loupés sur les 5 réglementaires.
Donc que les supporteurs soient rassurés quant à la sollicitation de leur cœur si fragilisé pendant l'affreuse séance. Trois ratés, c’est énorme néanmoins envisageable, mais quatre c'est quasi impossible. Allez, courage et bonne gestion du stress si les matchs nuls continuent à se multiplier !