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vendredi 10 août 2018

Ambiances portugaises

 Tomar

 Óbidos

 Óbidos

 Alrededores de Óbidos


 Estação das Caldas da Rainha

dimanche 20 mai 2018

« Au diapason du monde », volumineuse expo à la Fondation Vuitton, jusqu'au 27 août

Près de 200 œuvres sorties des collections de la Fondation d'Art LVMH, l’objectif affiché étant d'interroger la place de l'Homme dans la Nature.

Takashi Murakami et les autres

L'expo se divise en deux grandes parties : celle consacrée à l'artiste néo-pop japonais Takashi Murakami (à ne pas confondre avec le futur probable prix Nobel de littérature Haruki Murakami), et l'autre partie, très hétéroclite, néanmoins remarquablement riche, où on retrouve d'importantes œuvres contemporaines et des  créations de grands artistes du siècle passé.

Takashi Murakami, un accrochage quelque peu dérangeant


Une bonne expo interroge sur l'Art. C'est le cas d'une autre expo "Artistes et Robots" au Grand Palais, et aussi, à un tout autre niveau, de celle-ci. 

Certes, on savait que l'Art n'est pas désintéressé, mais on en a ici une preuve nouvelle par l'omniprésence dans des locaux LVMH de celui qui a travaillé pour la firme à un échelon industriel. Le designer Murakami a en effet estampillé nombre de sacs à main Vuitton, et c'est lui qui a réinventé le monogramme de la marque. 

Ces relations marchandes peuvent déranger, d'autant que Murakami, jet-set et star-system, loin de l'image de l'artiste isolé et bohème, est à la tête d'un véritable empire de production, la Kaikai Kiki Company
Il s'agit pour la société de manager des expositions dans les grands lieux culturels du monde, de distribuer les reproductions et les produits dérivés (peluches, badges, T-shirts, jeux vidéos…), mais aussi d'employer les auxiliaires de fabrication des œuvres. Car le créateur Murakami dessine et peint l'esquisse, mais pour parvenir au gigantisme de certaines productions, il faudra scans, informatique, impressions et une armée d'assistants-dessinateurs. Pour plus de détails, lire ce qu'en dit l'Observatoire de l'Art contemporain.
Murakami est aujourd'hui sixième au classement mondial des artistes vivants les plus chers au monde. La sculpture en résine My lonesome cowboy (non exposée ici) a été adjugée pour plus de quinze millions de dollars.
My lonesome cowboy
 
Certes, Vuitton a le droit d'accrocher son associé Murakami, mais comment dans ces conditions garantir la neutralité dans le jugement artistique ? Un bel exemple de marchandisation de l'Art. D'autant que l'association, au sein de la même expo, de Murakami avec des artistes majeurs semble récompenser d'une sorte de consécration le pop-producteur japonais. Que celui qui douterait de son flat-art voie quels maîtres on le fait côtoyer ici : les Giacometti, Klein, Picasso…

La financiarisation peut aller de pair avec la qualité des œuvres


Qu'en est-il de l'esthétique Murakami ? Certes son côté outrancier, halluciné peut rebuter. Il est vrai que le flashy et la saturation des couleurs agressent.



Oui, il y a une surenchère démesurée d'une imagerie manga déjà sans retenue
.
En effet le gigantisme de certaines œuvres stupéfie : on entend "Ouah !..." à l'entrée de

dimanche 13 mai 2018

Le retour à Alger

Aujourd'hui, après plus de cinquante années passées en France, M revient dans sa ville, Alger.




Tu y es. 

Te voilà dans ta ville. 
Tu sens ce soleil sur ton visage ? C'est le tien. 
Il y a ce quelque chose de spécial dans l'air. Quelque chose qui est sans cesse resté présent loin à l'intérieur de toi, jamais effacé par les grisailles du temps. Est-ce une atmosphère un peu plus sèche ? Un ciel bleu un peu plus blanc ? D'infimes particules de sable en suspension ? Un peu du sel de la mer ? Une manière qu'a la chaleur du matin de vite s'installer ? 
Tu ne sais pas, mais tu le reconnais ce quelque chose. Tu le retrouves. 
Tu te retrouves. 
Tu reviens, et c'est comme si tu n'étais pas parti. 
Il faut passer la police. Dans la file d’attente énervée, tu fermes les yeux. Tu te laisses imprégner des interjections, des agitations, des frôlements, des parfums secs, de tous les brouhahas irrécusables. Si familiers. Enfouis, loin en toi. Si vite ranimés !

La poussière de l'air n'a pas changé, c’est celle que tu as dans le sang. 

Le taxi t'emmène, pressé. Vous restez silencieux. C’est la route moutonnière… Peut-être parce qu’elle longe la mer, son troupeau de petites vagues. Les vitres de la voiture sont grandes ouvertes. Sur le tableau de bord bien ciré, un tapis vert et rouge bat aux rythmes de l’air. À peine levée, la brise du matin est tiède. Elle dissipe cette poudre blanche qui plombe un peu le ciel. Le même ciel. Il va faire chaud. 
« Il va faire chaud », tu entends le chauffeur te le dire. Il a perçu les mêmes signes que toi, dans l'air, dans l'aridité du bleu, on ne sait où… Il va faire très chaud. Découragé, il allume le poste. La musique emplit la voiture. Violons et derboukas, voix suave. Le rythme se prête à la lumière, à la mer d'azur qui suit, au vent doux qui caresse ton bras. 
Alors tu veux montrer au chauffeur que tu n'es pas n'importe quel visiteur : pas homme d'affaires en expédition, ni improbable touriste… Alors tu parles. De rien. Du temps. De la

samedi 28 avril 2018

Artistes et robots, l'exposition du Grand Palais, jusqu'au 9 juillet 2018

Voilà une expo étonnamment consistante. Non seulement parce que certaines œuvres laissent béats d'admiration, mais aussi et peut-être surtout parce que leur création robotisée pose questions. Des interrogations sur la nature de l'Art, sur ce qu'est une œuvre, un Artiste créateur. En extrapolant les progrès de l'intelligence artificielle, nous humains serons-nous des créateurs si différents des super-robots du futur. La question fait froid dans le dos, sensation que, pour l'instant, nous sommes heureusement les seuls à éprouver !


La première partie de l'expo montre des robots en plein boulot


Une certaine maladresse, un peu de naïveté dans l'intention, et nous voilà d'abord rassurés : ces robots ne sont vraiment pas des artistes, à peine des objets qui s’agitent gauchement. Des guignols auxquels on a, avec pas mal de prétention, collé un pinceau en "main". 

Senseless Drawing Bot, structure métallique deSo Kanno & Takahiro Yamaguchi 

Un skate motorisé actionne un bras muni d'une bombe aérosol. Les pseudos graffiti obtenus prêtent plutôt à sourire. Une œuvre d'art ?


Robot Art, ballet de mini-véhicules traceurs de lignes plus ou moins aléatoires. 

Une des œuvres réalisée. Bien que le dessin soit assez décoratif, doit-on accorder un grand

dimanche 1 avril 2018

César, un sculpteur décompressé

L'expo César vient juste de fermer ses portes à Pompidou. Cet article pour y faire un petit tour rétrospectif…

Vingt ans après sa mort


Il y a vingt ans mourait César. Voici ce qu'en disait Claude Serrillon au journal télévisé

dimanche 11 mars 2018

Première expo 2018 à la Maison Européenne de la Photographie de Paris, jusqu'au 20 mai

Depuis janvier dernier, Jean-Luc Montessoro, fondateur de la MEP en 1996, n'en est plus le directeur. Ironie d'une nomination à l'heure du Brexit, Simon Baker, sujet britannique formé à l'histoire de l'art, roux comme il se fait outre-Manche, quitte le Tate de Londres pour la rue de Fourcy. Il se déclare néanmoins plus européen que jamais. Sa programmation débutera en 2019.

« La photographie française existe, je l’ai rencontrée » : une des dernières expos signée Montessoro

Montessoro a rencontré la photographie française contemporaine (de 1980 à nos jours), et laissant aller sa subjectivité, il accroche ses choix aux murs de la MEP. Juste avant son départ, c'est en fait une tardive réponse au jugement proféré dans les années 80 par le conservateur de la photo au MoMa de New-York, jugeant inexistante cette photographie. Montessoro puise dans les collections de la MEP pour démontrer au contraire sa grande richesse. Dans les salles de l'expo, certes l'impression de richesse est présente. Une cinquantaine d'artistes sont exposés : certains éminents comme Depardon, Salgado, Bernard Plossu,  Bettina Rheims,  Hervé GuibertChristine Spengler, Philippe Ramette, Sarah Moon,  Alain Fleischer… d'autres moins célèbres. 
Certes, c'est toujours un plaisir de revoir certaines œuvres fameuses : comment se lasser des gris de Depardon à New-York ?
 Ou des noirs jaillissant des puits de pétrole signés Salgado ?

Mais, parce que certaines œuvres célèbres peuvent l'être trop, ce sont souvent les images

jeudi 15 février 2018

Toutes les lettres d'amour sont ridicules

"Toutes les lettres d'amour sont ridicules" …


Connaissez-vous cette poésie du poète portugais Fernando Pessoa ? En portugais "Todas as cartas de amor são ridículas"


Dans cette vidéo, la voici dite en trois langues (superbement) par Maria de Medeiros



En portugais :


Todas as cartas de amor são 
Ridículas. 

Não seriam cartas de amor se não fossem 

Ridículas. 



Também escrevi em meu tempo cartas de amor, 

Como as outras, 

Ridículas. 



As cartas de amor, se há amor, 

Têm de ser 

Ridículas. 

Mas, afinal, 
Só as criaturas que nunca escreveram 
Cartas de amor 
É que são 
Ridículas. 

Quem me dera no tempo em que escrevia 
Sem dar por isso 
Cartas de amor 
Ridículas. 

A verdade é que hoje 
As minhas memórias 
Dessas cartas de amor 
É que são 
Ridículas. 

(Todas as palavras esdrúxulas, 
Como os sentimentos esdrúxulos, 
São naturalmente 
Ridículas.) 

Álvaro de Campos, in "Poemas" . Heterónimo de Fernando Pessoa


La voici dite par Maria Bethania, avec son bel accent brésilien :




Traduite en français

Toutes les lettres d'amour sont
Ridicules.

Elles ne seraient pas des lettres d'amour si elles n'étaient pas
Ridicules.

Moi aussi en mon temps j'ai écrit des lettres d'amour,
Comme les autres,
Ridicules.

Les lettres d'amour, si amour il y a,
Sont fatalement

mardi 13 février 2018

L’insulte - le film

La force des mots


On savait que les mots peuvent être des armes, qu’ils peuvent provoquer des querelles, des affrontements. Particulièrement lorsqu’ils tirent leur virulence des drames du passé, lorsqu’ils y puisent leur venin avec rancœurs accumulées, incompréhensions refoulées, injustices enkystées.

Au Liban depuis un demi-siècle, les souffrances s’accumulent pour tous. Pour les Palestiniens réfugiés comme pour les chrétiens devenant minoritaires. Les uns enragent de leur terre perdue, dérobée. Les autres s’insurgent d’être peu à peu dépossédés de leur berceau, de leur clocher, de tout ce qui faisait leur particularité au Moyen-Orient.

Une allumette dans une poudrière


Alors, un « Sale con », ce qui serait en France une banale insulte entre automobilistes, prend vite là-bas entre deux hommes de deux communautés qui s’opposent, des dimensions internationales. Une allumette dans une poudrière. Ce qu’on pourrait d’abord prendre pour de vulgaires orgueils masculins où chaque virilité refuse bêtement de céder à l’autre, s’avère in fine un concentré des conflits non apaisés de l’histoire récente.

Les drames sous-jacents tirent toutes les ficelles


Yasser (Adel Karam)   et  Toni (Kamel El Basha)
De cette histoire particulière de querelle entre deux egos ( Yasser l’exilé palestinien et Toni le chrétien maronite), le réalisateur Ziad Doueiri nous dévoile peu à peu les drames sous-jacents qui tirent toutes les ficelles. Comment chaque

mercredi 4 octobre 2017

Un beau soleil intérieur – le film

Surtout, ne pas se méprendre sur le sujet…

Ne pas penser que Claire Denis a filmé les embarras et les tâtonnements de l’amour, comme pourraient nous le faire imaginer certaines critiques évoquant les Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes. De l’Amour dans ce film, tout au contraire, il n’y en a pas. Et on le regrette bien en tant que spectateur assoiffé d’émotions. Il n’y en a pas et c’est le problème d’Isabelle, cette belle artiste galeriste quinquagénaire superbement incarnée par Juliette Binoche. Elle est éperdument à sa recherche, mais il ne se présente pas. Dans sa quête, elle sacrifie toute sa liberté de femme, y met des trésors d’indulgence, enfile des cuissardes impossibles, mais l’Amour reste aux abonnés absents. Isabelle se prend claque sur claque, vacille, trébuche et pleure devant le vide récurrent de sa vie non dépourvue d’hommes, mais dénuée d’amour, sauf parfois avec un tout petit a.

Tout l’intérêt du film

Le film parle de la difficulté que peut rencontrer une femme à trouver l’homme de sa

samedi 16 septembre 2017

Expo de rentrée 2017/2018 à la Maison Européenne de la Photographie de Paris


Pour cette rentrée 2017/2018, la MEP présente six artistes

Trois d’entre eux, Farida Hamak, Hicham Benahoud et Xenia Nikolskaya, sont exposés dans le cadre de la deuxième biennale des photographes du monde arabe contemporain
Richard et Pablo Bartholomew, père et fils, portent un regard photographique saisissant sur la société indienne. 
Cinquante années de « bricolage argentique » nous sont proposées par Anne et Patrick Poirier. 
Enfin, le photographe chinois Liu Bolin nous présente ses « Ghost Stories »

Liu Bolin


Lors de la destruction de son atelier en 2005 par le gouvernement chinois, Liu Bolin a décidé de se mettre en scène en fondant son corps dans le décor dévasté. Manière de montrer combien l’individu compte peu devant les enjeux politiques. Entre body art, peinture et photographie, son œuvre se base sur ce principe de quasi-disparition.

Il montre comment l’individu et ses libertés peuvent se perdre dans les arcanes d’une

mercredi 13 septembre 2017

BARBARA, le film

Être un biopic ou ne pas être un biopic

Tout biopic véritable est inaccessible. Le biopic porte dans sa nature même le factice et l’illusoire. Spectateur de La Môme, j’aurais voulu côtoyer Piaf, mais inévitablement je voyais Marion Cotillard, qui pourtant l’imitait si bien. C’était presque Cloclo que je voyais vivre en Jérémie Renier, mais ce n’était pas lui, forcément ! On ne peut ressusciter un ou une morte, fut-ce par les traits d’un acteur ressemblant, et quelque soit son talent. Ainsi, puisque tout biopic est un leurre, autant le notifier, autant ne pas s’y frotter. C’est cet argument qui justifie pleinement le contournement du genre que Mathieu Amalric opère dans Barbara.


Dédoublement

Le contournement consiste à dédoubler le film, à mettre un film dans le film. Ce ne sera pas un biopic, mais un film dont le sujet est le tournage d’un biopic. Almaric est le réalisateur des deux films gigognes. Celui qui est aux manettes de « Barbara », que l’on sent caché derrière l’écran, et celui que l’on voit apparaître sur l’écran à intervalle régulier, décoiffé, un peu hagard, aux anges de se montrer.
Le vrai et le faux. Au lieu d’essayer vainement de faire passer son actrice pour la chanteuse, le(s) film(s) nous montre(nt) alors cet impossible déguisement : de séquence en

dimanche 10 septembre 2017

Une famille syrienne - le film

« Laisse le monde dehors. Il ne vaut plus rien. » C’est la première réplique du film.


Le dehors et le dedans


Dans les villes de la Syrie en guerre, y aurait-il aujourd’hui un monde du dehors, violent, barbare, où on peut sniper des anonymes et vendre des bébés, ayant  perdu toute humanité ? Et un monde du dedans, bienveillant, celui où la vie devenue si fragile et provisoire constitue la valeur ultime ? 

Entre le dehors et le dedans, entre la férocité impitoyable et l’humanité la plus attentionnée, il y a la porte d’un appartement. C’est un des premiers plans du film : la porte est une vraie barricade derrière laquelle se retrancher, avec son œilleton minuscule pour regarder peut-être la mort venir.

Entre le dehors et le dedans, il y a aussi les rideaux toujours tirés, les tissus et les verres que les explosions soudaines soufflent, rabattant tout le monde vers le seul endroit sûr, loin du dehors, celui d’où les femmes ont depuis toujours tout dirigé : la cuisine.

Un nœud dramatique du film


Dehors donc, les hommes se battent, on ne sait pour quoi, ce n’est pas le sujet. Ils sont

vendredi 8 septembre 2017

Seven sisters, le film

De bonnes idées à la racine du scénario !

En 2073, la planète trop peuplée n’a plus assez de ressources et doit instaurer des mesures coercitives : un seul enfant est autorisé par couple. Sinon, pour les nouveaux nés illégaux, c’est la cryogénisation obligatoire en attendant des temps meilleurs. Et en effet les scènes de rues montrent une ville horriblement surpeuplée : des flots d’humains débordent des trottoirs, tels des rats. La ville est abîmée, grunge. Son architecture ne montre aucun modernisme : pas d’immeubles cleans entre lesquels vogueraient des vaisseaux fictionnels.
Au contraire, le temps semble avoir commencé son œuvre de destruction, comme si l’humanité trop nombreuse s’était avérée incapable de gérer ses problèmes d’habitat. Partout, cette foule immense, hagarde, est encadrée, surveillée par des policiers en armes. Les images donnent froid dans le dos. C’est que seul un régime autoritaire et répressif possède assez de pouvoir pour instaurer une telle politique et réprimer aussi durement d’éventuelles fratries hors-la-loi. Voilà pour les unités de lieu et de temps. J’ai apprécié cette ouverture du film, m’attendant à un 1984 revisité par les thèmes actuels de surpeuplement, de planète trop petite, d’écologie incontournable.

L’unité d’action

L’action se met en place autour d’une fratrie dissidente, et pas qu’un peu : sept sœurs naissent clandestinement. La mère meurt en couche et il n’est pas question pour le grand-père père de livrer les sept filles aux congélateurs du régime tyrannique. Sept comme les jours de la

lundi 10 juillet 2017

Visages, villages... le film

Un film surprenant, mais pas que…


Comme le dit spontanément un des protagonistes : « Ce film est surprenant !… Mais l’art, c’est aussi fait pour surprendre les gens, non ? ».



Surprenant, certes il l’est ce film, un ovni du cinéma. Quelle foi il faut avoir en sa propre créativité, en son imagination pour oser lancer un tel ouvrage. Les producteurs, même face à la grande Varda, ont certainement dû fuir. La preuve en est du mode de financement participatif par crowdfunding, via KisskissBankbank  .

Le fruit d’une probable rencontre


Atypique et inventif, mais surtout un film plein de poésie, de délicatesse. Il est le fruit d’une rencontre entre Agnès Varda 88 ans et JR 33. Elle est toute petite et arbore un sourire narquois sous son inénarrable coiffe bicolore style panda. Lui est un grand escogriffe planquant obstinément sa prévenance derrière des lunettes noires. 

Il y a cinquante ans, Agnès captait déjà avec son Leica les passants de sa rue Daguerre, et elle a réalisé deux films en 1980 à propos des Murals de Los Angeles.  Il y a peu JR a immortalisé les habitants de la cité des

samedi 8 juillet 2017

Elsken exposé au Jeu de Paume


Le Jeu de Paume à Paris expose jusqu’au 24 septembre 2017 le photographe néerlandais Ed van der Elsken (1925-1990). 


Elsken apparaît d’emblée comme un photographe de l’intime.



Intime assurément dans les scènes intérieures de ses amours, mais tout autant dans ses